20 Juin 2019
juin 20, 2019

Couscous en conscience

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Suite à une séance « Sophro-présence aux 5 sens », je partage avec vous le témoignage d’un dame qui participe régulièrement aux séances de sophrologie que j’anime dans un centre social à destination des pré-retraités.

Elle m’a confié que pendant le Ramadan, elle avait préparé un couscous sans pouvoir y goûter, forcément. Pas simple pour trouver la juste dose d’épices et de condiments quand on doit se priver du sens du goût… Pourtant, grâce à la sophro-présence des 5 sens pratiquée ensemble, elle a pris conscience qu’elle était là, comme plus présente, plus consciente et attentive aux odeurs des épices, plus sensible au toucher des aliments et plus concentrée sur la cuisson qu’elle a surveillé, sans goûter mais grâce à la vue.

Elle a également pris conscience que d’habitude elle était ailleurs, que son esprit papillonnait et qu’elle était finalement peu concentrée sur l’instant présent lorsqu’elle cuisinait.

Elle m’a partagé sa joie. Sa pleine présence lors de la préparation du repas a tout changé. Il paraît même que son couscous était bien meilleur que d’habitude…

Alors ? On parie que si nous sommes plus présents à ce que nous faisons, il n’y a pas que le couscous qui sera meilleur ?

19 Nov 2018
novembre 19, 2018

Les vacances ca stresse aussi

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Cette année j’ai eu de la chance d’aller en Touraine. Un de mes oncles me prêtant maison contre bons soins de 3 poules, d’un chat malade et d’un potager prêt à fleurir. J’embarque donc enfants, bagages, vélos et bouquins pour 10 jours.

Le premier jour nous prenons nos marques dans la maison, je prévois courses et visites. Je suis encore en MODE ACTION, en mode faire.

QUAND TOUT NE SE PASSE PAS COMME PREVU

Le 2ème jour j’avais pris rdv avec une cousine habitant à 30 minutes de la. Nous avons prévu de nous rejoindre pour manger ensemble avec nos enfants du même age. Je décolle avec le GPS. Quelques minutes plus tard la route est barrée.

Déviation pendant que mon GPS m’exhorte de faire demi tour… Ca m’énerve, je lui coupe le son et suis les déviations.
Je perds la trace des déviations. Le stress monte. Je décide de m’arrêter a la station essence et demande a la caissière ma route. Elle est très attentive et me photocopie un plan pour prendre les petites routes. Elle met même un coup de stabilo sur le chemin à suivre.

Requinquée je repars. Dans ma tête reste l’heure tourne et ma cousine attend.

Je trouve aisément le premier village et malgré le plan impossible d’arriver au village suivant. Je continue et me retrouve devant LA ROUTE BARREE que j’avais quitté 1h plus tôt.

Je me gare sur le bas coté et je pleure. Je pleure de ne pas y arriver, de déception de ne pas voir ma cousine si proche, je pleure du repas que j’ai dans le coffre et que nous ne mangerons pas ensemble, je pleure de ce temps perdu, je pleure d’agacement. Je lâche ce qu’il est là, j’écoute ce que je vis et l’accueille. Je me pose et respire.

ET MES BESOINS ?

Après un moment j’ai appelé ma cousine qui a été plus que compréhensive puis j’ai repris la route pour rentrer. A la maison nous avons mangé le taboulé et je me suis reposée. J’ai digéré doucement ce sentiment désagréable. J’ai pu me connecter à mon besoin fort de voir ma cousine que j’aime beaucoup et que j’ai rarement l’occasion de voir. Elle et moi avons le soir fait du lien par téléphone et ça m’a apaisé.

De cette expérience je retiens que je me suis mise toute seule la pression de réussir, même en vacances. Il me fallait réussir, atteindre mes objectifs, être fidèle a ma parole.

Après cette prise de conscience, j’ai eu 2 jours de fatigue. J’ai tenté d’être douce avec moi sur le reste du séjour. J’ai moins planifié, j’ai plus écouté mes besoins. Par exemple je mangeais seule le midi car les enfants n’avaient pas faim. Ce repas quotidien en conscience fut une belle victoire d’écoute de moi-même.

Cet épisode m’a beaucoup aidé à profiter des vacances.

ET VOUS ? Quels sont vos trucs et astuces pour prendre du recul ?

Sophie, la célèbre blogueuse de Sophie au Naturel http://sophieaunaturel.blogspot.com et néanmoins copine m’a accompagné lors du dernier voyage dans le désert en octobre 2017

Voilà son article avant le départ et après le départ : http://sophieaunaturel.blogspot.fr/2017/10/

Je vous invite à écouter son témoignage sur la radio RCF où elle fait des chroniques régulièrement : https://rcf.fr/sites/default/static.rcf.fr/diffusions/2017/11/15/RCF59_SOFEELGOOD_20171115.mp3

Merci Sophie de ton enthousiasme et ton peps pour partager ton voyage !!!!

 

Lundi 24 avril, j’ai assisté au déroulement d’une séance de sophrologie animé par Fanny Hallet. Nous étions une dizaine au centre social Mosaïque de Lille Fives pour un projet sur la préparation sa retraite. Malgré mon statut d’étudiant stagiaire en communication je me prête au jeu sans plus attendre.


Tout d’abord, la séance commence par la description de la météo intérieure de chacun.  A tour de rôle chaque personne décrit sa situation, son ressenti, son état d’esprit sur le moment. Pour ma part j’étais heureux de découvrir les pratiques de Fanny ma tutrice de stage et également en forme de par le beau  temps présent ce jour là.

Fanny nous propose  ensuite une succession d’automassages debout allant du visage jusqu’au bout des pieds. En me massant, mes muscles se détendent et je me sens bien.

En effet, à ce stade de la séance, elle nous explique que le corps est prêt à faire le premier exercice qui se concentre sur la respiration. Je me mets donc a marcher partout dans la salle, le but ici est de faire un geste de la main sur chaque expiration pour se détendre. Cet exercice est donc à la fois dynamique et relaxant. A la fin de cet exercice, mon corps est reposé malgré ces gestes vifs.

 

Fanny continue avec le récit d’un conte pour éveiller l’imagination de chacun, pour faire une pause, et maintenant se concentrer d’avantage sur des sensations cérébrales. Celui du jour avait pour titre « le conte chaud et doux des chaudoudoux » qui par son histoire peut rappeler à chacun des faits de la vie réelle.

 

A la fin du récit, il est temps de passer à un exercice type de sophrologie. En fermant les yeux, Fanny incite tout le monde à se concentrer sur chaque partie de son corps de la base des pieds au sommet du crâne puis de ressentir des émotions spécifiques comme l’envie, l’espoir, la confiance… Au fur et à mesure de l’exercice, je commence à ressentir une certaine force qui s’empare de mon corps de plus en plus. Pour finalement atteindre un état de concentration intense. Cette dernière me permet de ressentir au mieux les émotions que Fanny nous a incité à ressentir.

La séance se termine par le ressenti sur la séance, comment se sent-on après tout cela.

En ce qui me concerne, je ressors de cette séance reposé, détendu et serein. Face à cet univers qui m’était inconnu je suis agréablement surpris des sensations ressenties. Cette heure avec Fanny m’a permis de plus me concentrer sur moi, ce que je ressens et ce que veux, grâce aux divers exercices.

 

Malo LAGACHE, étudiant en communication à l’EFAP de Lille, Ecoles des nouveaux métiers de la Communication

dsc_0149J’ai rêvé d’être nomade…

Le nomade n’a pas de terre ou de maison en dur, à lui
Sa terre est à tous et à chacun
Il est partout chez lui dès lors qu’il pose sa caravane et sa tente

Il partage son territoire avec les autres sans désir de conquête donc sans lutte, ni guerre.

Chaque jour est un nouveau jour, un départ vers une autre découverte, avec ce nouveau regard, comme si c’était la première fois

Être nomade c’est d’abord prévoir de l’avoine pour les chameaux, de l’eau pour le thé, une tente pour s’abriter.
C’est après que l’on pensera à nourrir les hommes avec farine,olives, et dattes.

Ce voyage c’est la prise de conscience que l’on peut vivre avec si peu, sans souffrance.
Partir dans le seul but de s’occuper de soi, seulement cela.

Penser aux autres, aller vers eux ce ne sera que plus tard… Pas de soucis matériels ou domestiques, les chameliers veillent sur nous. Notre bien être, notre sécurité, c’est Fanny qui s’en occupe.

L’espace du désert nous renvoie à nous même, pour écouter notre corps, entendre notre respiration, sentir sur notre peau la lumière. C’est aussi se mettre en état d’écoute, de réception de ce qui nous entoure, pour admirer et s’émerveiller de cette beauté dépouillée.

Mon témoignage :

Octobre 2015. Une semaine dans le désert.

J’étais curieuse de vivre un temps dans le désert. J’ai répondu à l’appel à un moment de ma vie où le Sophie désertbesoin de faire silence s’est fait sentir. Le mot désert rimait alors avec vide, solitude, sobriété, aridité,immensité, …

Quelle ne fut ma surprise, lorsqu’au premier matin de notre marche, je découvrais le paysage au-delà de la dune qui nous en préservait ! Le bleu du ciel et l’ocre du sable était comme une main tendue, nous invitant à lâcher prise. Fanny nous avait demandé de parcourir ces premiers kilomètres sans parler. Ce fut tout d’abord ressenti comme une immense frustration. Les mots abondaient devant une telle beauté. Comme toute expérience nouvelle, j’avais besoin de partager tout de suite. Le partage de nos émotions n’en fut que plus intense lorsqu’après le repas, nous nous sommes raconté « notre désert ». Le désert est passé par tous mes pores et a éveillé tous mes sens. La notion du temps est devenue secondaire. J’ai marché avec mes yeux, mes oreilles, mon nez, ma peau. Je suis entrée progressivement et entièrement dans le désert. J’ai accepté de recevoir sans vouloir, sans attendre.

Je n’étais pas seule. Les chameliers, Fanny et les compagnons de voyage ont favorisé cet abandon du négatif et de tout ce qui pollue l’unification de notre Etre au quotidien. Je me suis sentie Une avec eux.

Matin et soir, Fanny nous proposait une séance de sophrologie. J’ai aimé écouter sa voix qui nous guidait vers l’état de sophronisation, en conscience de ce que nous sommes individuellement et plus grand bonheur.

L’équipement que les chameaux portaient pour nous était sommaire et pourtant rien ne nous a vraiment manqué. La tente dans laquelle nous avons souhaité passer la première nuit, ne fut qu’un simple abri pour nos affaires les nuits suivantes. Le toit du monde nous abritait.

Le désert aujourd’hui est synonyme de richesse, plénitude et vérité. Nul ne peut mentir dans le désert.

Une semaine à la rencontre de Soi, de l’Autre, du Vivant.

Merci Fanny, Taïeb, Mohamed, Agnès, Perrine.

Sophie