Mon témoignage :

Aicha a bien voulu se prêter au jeu de mes questions.
Maman de trois enfants, passionnée par la bienveillance, le vivre ensemble et l écologie, elle s enrichit à chacune de ses rencontres car elle voit en chaque personne un potentiel qui élargit sa vision de l humain.

“Le printemps de l’éducation représente pour moi, un lieu où convergent des personnes de milieux professionnels différents ayant la même ambition commune : partager leur savoir faire,  dans la joie et la bienveillance .

C’est aussi un partage de toutes les méthodes( pas ou peu connues) , qui contribuent à la paix et l’harmonie dans les foyers, que ce soit à travers les méthodes d’éducation alternative telle que : Montessori, Freinet, etc , ou bien encore les moyens permettant d’atteindre la sérénité intérieure, comme la sophrologie, le TTT (Trauma Technique Tapping), le mandala…etc. Cela permet ainsi , aux éducateurs, aux enseignants, et aux parents  de découvrir qu’il n’existe pas qu’une seule méthode d’enseignement mais qu’en réalité il en existe une multitude et cela élargit le champ des possibles. L’enfant se sentira davantage valorisé, car il sera écouté et non jugé , ce qui favorisera l’estime de lui même et il pourra ainsi avoir libre recours à sa créativité , et fera de lui un adulte qui connaîtra sa vraie valeur.

Les ateliers auxquels j’ai assisté sont :

*   l’atelier de Fanny Boone sur le TTT , qui est une méthode dont l’objectif est d’évacuer en douceur le stress, les pensées négatives, le trauma. C’est une méthode qui a vu le jour dans la région des Grands Lacs en Afrique , ayant pour but d’ accompagner des populations ayant survécu aux violences, au Rwanda en particulier . C’est un moyen parmi d’autres de retrouver la paix et le bien être intérieur.
*   la conférence de Christelle Poublang intitulée ” J’arrête de râler sur mes enfants “. A travers cette conférence, l’intervenante nous a permis de réaliser, que derrière la râlerie se cache parfois : de la culpabilité, de la colère , de la peur etc, et qu’au final râler n’apporte pas de résultats positifs. De plus, râler , nous met constamment de mauvaise humeur et de ce fait, nous passons à côté de moments précieux que nous aurions pu partager dans le bonheur et il devient difficile de communiquer . Elle nous a parlé du challenge des 21 jours sans râler , dont l’objectif et  d’habituer ou d’exercer notre mental à communiquer de façon : non violente, bienveillante et empathique. Ainsi il sera plus aisé de communiquer au sein de la famille et de trouver des compromis pour trouver l’équilibre et l’harmonie et vivre véritablement le moment présent.

Durant ce week end, j’ai ressenti beaucoup de bienveillance et d’optimisme , car toutes ces bonnes volontés ont contribué à propager la joie et l’espoir d’un lendemain meilleur et ce malgré toute la négativité qui nous entoure.

Le moment fort qui m’a le plus touché ce sont tous ces sourires que j’ai croisé ! L’accueil et l’organisation était au top, et vraiment bravo à toute l’équipe de printemps de l’éducation ! Et vivement l’année prochaine.”

Merci Aicha !

Emmanuelle Hugonnard, sophrologue caycédienne depuis 3 ans, était au Forum. Elle a bien voulu répondre à mes questions.

Passionnée par l’éducation, enseignante depuis plus de 20 ans, Emmanuelle pratique le yoga, aime beaucoup la marche et la communication non violente. Rencontrer, Apprendre et Transmettre est ce qui l’intéresse le plus dans la vie.Elle a créé l’association TempSophro et on peut la retrouver sur Facebook en tapant “sophrologue en métropole lilloise”.

1/ Pour vous le Printemps de l’éducation qu’est ce que c’est ?

Un rassemblement de personnes convaincues que l’éducation peut être plus proche et plus respectueuse des valeurs de l’enfant et qui ont envie de faire bouger les choses ! Des personnes qui ont envie de partager leur expérience, de découvrir, de témoigner et oeuvrent pour un monde meilleur.

2/ Qu’avez vous proposé pendant ce forum ?

Nous avons expliqué ce qu’apporte la sophrologie caycédienne à l’éducation. Nous avons témoigné du succès des nombreuses
interventions de sophrologues caycédiens en milieu scolaire (de la maternelle au lycée) et présenté le programme « Valeurs, Etudes et
Sophrologie » plus spécifiquement destiné aux adolescents. Nous avons fait de nombreuses rencontres, répondu à de nombreuses questions aussi bien à des professionnels que des particuliers qui ont été très intéressés par nos témoignages. L’intérêt pour la sophrologie dans le monde de l’éducation est bien réel ! l Les visiteurs ont souvent été surpris d’apprendre que plusieurs établissements scolaires nous avaient déjà ouvert leurs portes, surpris aussi que la sophrologie s’adapte à des élèves de tout âge.

3/ Quelles sensations avez vous ressenti pendant le weekend ?

Le plaisir de partager autour d’une de mes passions : la sophrologie caycédienne, la joie de rencontrer des personnes pleines de valeurs ayant envie de faire avancer le monde de l’éducation, l’espoir de voi certains projets prendre forme !

4/ Un moment fort à partager ?

Il y en a tellement ! Le démarrage du forum, avec la sensation d’appartenir à la grande famille oeuvrant pour le respect de l’enfant afin
qu’il devienne un adulte épanoui, capable de construire un monde meilleur.

Le Forum de l’Education Kesako ?

L’intention de ce forum est de :
– donner de la visibilité à des actions déjà existantes mais peut être encore trop peu connues à une large échelle
– promouvoir des pratiques, outils, découvertes innovantes en matière d’éducation
– rassembler les acteurs éducatifs et créer du lien
– semer des graines de joie et de bien vivre-ensemble
https://printempseducationlille.wordp…
http://printemps-education.org/

Les 23 et 24 avril 2016 a eu lieu la 3ème édition dans la métropole lilloise (à Mons en Baroeul). Ces deux journées ont réuni près de 2000 personnes (parents, enseignants, professionnels de l’enfance, enfants…) œuvrant au quotidien pour un renouveau de l’éducation, qu’il soit en milieu scolaire, familial, social, para-médical, etc.

Puisque je n’ai pu participer au Forum , j’ai pris ma casquette de journaliste en herbe et je suis partie interviewé celles et ceux qui ont participé.

1/Les organisatrices

Marjorie Danna de Com and Cit et Veronique Peterlé facilitatrice enthousiaste font partie de l’organisation. Pour sentir l’ambiance de ces 2 jours de forum et écouter l’interview de Marjorie et Véronique c’est sur la Vidéo sur le Printemps de l’Education

Article de la Voix du Nord A suivre l’ interview des participants (conférenciers, stands, ateliers)…et celles des participants (parents, enfants, enseignants) !

Octobre 2015. Une semaine dans le désert.

J’étais curieuse de vivre un temps dans le désert. J’ai répondu à l’appel à un moment de ma vie où le Sophie désertbesoin de faire silence s’est fait sentir. Le mot désert rimait alors avec vide, solitude, sobriété, aridité,immensité, …

Quelle ne fut ma surprise, lorsqu’au premier matin de notre marche, je découvrais le paysage au-delà de la dune qui nous en préservait ! Le bleu du ciel et l’ocre du sable était comme une main tendue, nous invitant à lâcher prise. Fanny nous avait demandé de parcourir ces premiers kilomètres sans parler. Ce fut tout d’abord ressenti comme une immense frustration. Les mots abondaient devant une telle beauté. Comme toute expérience nouvelle, j’avais besoin de partager tout de suite. Le partage de nos émotions n’en fut que plus intense lorsqu’après le repas, nous nous sommes raconté « notre désert ». Le désert est passé par tous mes pores et a éveillé tous mes sens. La notion du temps est devenue secondaire. J’ai marché avec mes yeux, mes oreilles, mon nez, ma peau. Je suis entrée progressivement et entièrement dans le désert. J’ai accepté de recevoir sans vouloir, sans attendre.

Je n’étais pas seule. Les chameliers, Fanny et les compagnons de voyage ont favorisé cet abandon du négatif et de tout ce qui pollue l’unification de notre Etre au quotidien. Je me suis sentie Une avec eux.

Matin et soir, Fanny nous proposait une séance de sophrologie. J’ai aimé écouter sa voix qui nous guidait vers l’état de sophronisation, en conscience de ce que nous sommes individuellement et plus grand bonheur.

L’équipement que les chameaux portaient pour nous était sommaire et pourtant rien ne nous a vraiment manqué. La tente dans laquelle nous avons souhaité passer la première nuit, ne fut qu’un simple abri pour nos affaires les nuits suivantes. Le toit du monde nous abritait.

Le désert aujourd’hui est synonyme de richesse, plénitude et vérité. Nul ne peut mentir dans le désert.

Une semaine à la rencontre de Soi, de l’Autre, du Vivant.

Merci Fanny, Taïeb, Mohamed, Agnès, Perrine.

Sophie